obscur objet du désir.

Intervention dans la grande exposition d'un metteur en scène espagnol du XXème siècle

ELOY DE LA IGLESIA,

Centre culturel Tabakalera, San Sebastian, Espagne

20 Juillet 2018 au 04 Novembre 2018

Pedro Usabiaga

Remerciements: Quentin Valois, Pedro Usabiaga et Calypso Buijtenhuijs

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     Eloy de la Iglesia, réalisateur et scénariste Espagnol, a commencé sa carrière au milieu des années 1960. Le fait qu'il était membre du Parti communiste d'Espagne et homosexuel, et son intérêt à montrer les réalités sociales et marginales d'une manière directe et naturaliste le mettait dans une position inconfortable face à la censure cinématographique. Il a souvent été lié au travail de réalisateurs tels que Pier Paolo Pasolini, Rainer Werner Fassbinder ou Pedro Almodóvar.

Eloy a donné la parole, d'une certaine façon, à tous les collectifs marginalisés, aux gens du quartier, aux déclassifiés. Il a fait d'une manière directe, ouverte et courageuse. Cette installation dans la salle Artegunea est la première exposition qui rassemble tous ses films, ses collaborations à la télévision et au théâtre. 

     Le cinéma quinqui (en espagnol, cine quinqui) est un genre cinématographique populaire qui retrace les aventures de délinquants juvéniles connus. Ce sont souvent les mêmes délinquants qui jouent leur propre rôle. «Quinqui» est un terme argotique désignant des personnes vivant dans les marges de la société, équivalent de merchero. Ce genre devient très populaire en Espagne à la fin des années 1970 et début des années 1980 en raison du climat social perturbé (transition post-franquiste, insécurité, banlieues défavorisées, terrorisme). Les cinéastes les plus connus dans ce genre sont José Antonio de la Loma et Eloy de la Iglesia.

     Mon travail a été de représenter ce mouvement en un espace de 6m de large pour 7m de long sur une hauteur de 3m20. C’est une salle en plein coeur de l’exposition. L’idée était d’imaginer une toile en 3 dimensions pour se fondre dans le décor. Le sol, les murs et les meubles se sont immergés dans cet univers coloré et sombre d'où surgissent des textes «bordéliques», des échanges de regards et des formes érotiques.

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©Collage de Quentin Valois